Il le pensait, il le disait : la vie, l'histoire a un caractère cyclique. Les évènement se répètent inlassablement.
On se sent horriblement seul dans ce type d'études. On s'abrutit sur un tas de choses qui nous paraitront inutiles dans quelques temps, et qui plus est seront obsolètes (si l'aventure de toute une vie se poursuit, ce qui est loin d'être une évidence à l'heure actuelle).
Je disais on se sent affreusement seul, on cherche à se réconforter auprès de sa famille, qui joue un grand rôle et je suis content de vivre à la maison (au moins pour ces deux années) et malgré les désagréments que ce la comporte. Mais la famille, c'est pas les amis, c'est pas la même chose, et puis ils ne comprennent pas forcément ... Alors on cherche a se réconforter auprès de ses amis, en se disant qu'ils pensent à nous et qu'on peut compter sur eux, on les énumère et là c'est le drame : un mal fou à énumérer ses amis et à être certain qu'ils nous considèrent encore comme tel.
J'ai affreusement peur de l'après-P1 (que ce soit en juin ou plus tôt d'ailleurs). Seront-ils encore là, deux ans avec si peu de communication, n'est-ce pas ça qui enterre une relation ?
A ce moment là, tu te saisis de ton téléphone, autre désillusion : 95% de tes messages depuis la rentrée sont soit de gens de la fac ou de gens de ta famille ... Les 5 autres % sont presque essentiellement des remerciements pour les anniversaires que toi, tu n'oublies pas de fêter et pour éviter d'être mauvaise langue, il doit bien y avoir 1% des messages d'amis qui prennent encore de tes nouvelles ...
Alors médecine est peut être une des filières qui regroupent le plus de gens, mais 2000 étudiants ne remplaceront jamais une poignet d'amis fidèles ... Malheureusement, je cherche encore à les énumérer ...